L’énergie : poste important sur vos charges

Depuis le 1er janvier 2017, chaque consommateur d’électricité doit payer une nouvelle taxe appelée « Capacité » qui touche l’ensemble des copropriétés Mais de quoi s’agit-il ?

1er janvier 2017 | Mécanisme de capacité : encore une nouvelle taxe sur l’électricité !

1er janvier 2017 | Mécanisme de capacité : encore une nouvelle taxe sur l’électricité !

Explications de notre consultant Energies, Christophe CROCHU

En janvier 2017, chaque client a eu la surprise de recevoir un courrier de son distributeur d’électricité lui expliquant qu’il doit, depuis le 1er janvier 2017, s’acquitter d’une nouvelle taxe sur la consommation appelée « Capacité ». Aucun média n’a parlé de cette nouvelle taxe qui a été décrétée quasiment en catimini. Les clients sont aujourd’hui pris par surprise, laissant le soin aux fournisseurs d’électricité de supporter l’ire et l’incompréhension des clients, qu’ils soient professionnels ou particuliers.

Retour sur la genèse de cette taxe, qui se résume en 5 points :

  • L’État a fait le choix du nucléaire pour assurer son indépendance énergétique, ce qui en soit, était une décision logique au moment où elle a été prise.
  • Cependant, le nombre de réacteurs nucléaires construits a été beaucoup trop important par rapport aux besoins réels, créant une situation de surcapacité structurelle de l’ordre de 30% et un gaspillage énergétique massif (voir l’analyse de l’institut Negawatt et son diaporama)
  • Pour consommer les surplus d’électricité générés par ce parc nucléaire, l’État a favorisé (sponsorisé) la filière du chauffage électrique. La France est ainsi devenu le pays du monde le plus sensible à la pointe de consommation électrique liée au froid. Le problème s’accentue à chaque nouvel appareil de chauffage électrique installé.
  • Or, plutôt que de concentrer les efforts sur les causes du problème (la désensibilisation au froid : plan massif d’isolation des bâtiments, conversion du chauffage électrique en chauffage à partir d’énergies primaires, …), l’Etat a fait le choix inverse. Objectif : « inciter » des investisseurs fortunés à construire des unités de production d’électricité « de pointe » qui ne serviront quasiment jamais. Le tout est vendu aux consommateurs comme un moyen d’éviter un potentiel black-out (campagne publicitaire de janvier 2017).
  • Bien entendu, ce choix illogique à un prix : celui du « mécanisme de capacité« . Cette nouvelle taxe a un prix et pèse lourdement sur le prix du kWh électrique : une augmentation de 4 à 5% selon le fournisseur, après l’augmentation de plus de 10% de la CSPE un an auparavant (voir article sur la hausse historique des taxes pesant sur l’électricité).

Syndicats : pourquoi payer moins quand on peut dépenser plus ?

A travers ce nouvel article et cette vidéo de notre conseil et courtier en énergie, Christophe CROCHU, nous attirons votre attention sur l’intérêt majeur de vous appuyer sur La Dionysienne de Copropriétés pour négocier vos contrats énergies en 2018, en effet, c’est par la mutualisation (l’ensemble des copropriétés que nous représentons) que vous pourrez obtenir des tarifs que vous n’obtiendrez jamais en tant que point de distribution unique. Profitez de ce début d’année pour nous interroger avant l’augmentation annoncée des tarifs énergies en février/ mars 2018, cet article vous donnera un aperçu des résultats à en attendre.

C’est la question que l’on peut se poser …

La nature humaine est assez surprenante. Alors que certains se plaignent que les charges de copropriété augmentent chaque année, les mêmes n’hésitent pas à tout faire pour payer le plus cher possible. Le concept est assez déroutant, mais c’est la triste réalité.
Parfois même, ces personnes n’hésitent pas à s’en prendre au gestionnaire de syndic par la suite, alors qui n’y est absolument pour rien.

Prenons ce cas récent :

Il y a un mois, je conseillais à un syndic de copropriétés de renégocier l’ensemble des contrats gaz naturel des 50 copropriétés dont il a la gérance (environ 50 GWh de consommation sur la période). Les tarifs du gaz naturel étant encore très sages avant l’entrée en période d’hiver, l’économie globale prévisionnelle est de près de 20 % par rapport aux contrats actuels (600.000 € TTC d’économies).

Travailler intelligemment avec un syndic, c’est bénéficier par exemple de la possibilité de négocier de gros volumes de gaz ou d’électricité à la fois, et de bénéficier collectivement de l’effet de masse à l’échelle d’un syndic. En négociant chacun dans son coin, tout le monde y perd. Cela semble évident. Mais pas pour tout le monde …

Des associations comme UFC Que Choisir l’ont bien compris en proposant de négocier du gaz et de l’électricité, que ce soit pour leurs adhérents ou non.

Mais parmi ces 50 copropriétés, une a dit non, pensant certainement obtenir mieux que son syndic. Voici ce que cette décision a coûtée concrètement aux copropriétaires.

Comparaison d’une négociation en solo avec une négociation groupée

  • En négociant groupé, le budget de la copropriété aurait baissé de près de 20.000 € TTC sur 3 ans (21,3 %) comme on le vois ci-dessous :

Syndics de copropriété : négociation dans le cadre d'un groupement d'achat

  • En négociant séparément ses 500 MWh de consommation annuelle, cette copropriété n’a économisé que 12.560 € TTC sur 3 ans (13,4%).

Syndics de copropriété : négociation hors groupement d'achat

Autrement dit, en voulant jouer en solo, l’équipe syndicale a fait perdre près de 7400 € à cette copropriété de 30 appartements, soit 246 €/logement. Les autres copropriétaires apprécieront !

Ce que coûte un appel d’offre réalisé par un consultant

Réponse : rien ! Un appel d’offres ne coûte pas le moindre centime, ni au syndic, ni aux copropriétaires.

L’apporteur d’affaires, indépendant des fournisseurs, facture la prestation d’accompagnement à l’achat au fournisseur qui emporte le marché (le fournisseur est très content de ce fonctionnement car il fait des économies sur sa masse salariale).
Cerise sur le gâteau, en faisant appel à un spécialiste de la négociation de contrats énergies, les copropriétaires bénéficient d’un service après-vente gratuit qui peut leur être parfois très utile pour résoudre certains problèmes ou obtenir rapidement des informations de qualité.

Alors, pourquoi payer moins quand on peut dépenser plus ?